La Seine boulevard culturel de l’Ile-de-France

A l’heure de la mondialisation, les Parisiens rêvent une ville culturelle d’exception, une cité miroir de la diversité culturelle.

La capitale française fait peau neuve et redécouvre son statut de phare culturel et artistique. Elle déploie ses charmes historiques et architecturaux, ses lieux de mémoire, et ses promesses d’avenir le long de la Seine qui devient un véritable boulevard orné d’architectures de tous les temps.

Cette avenue d’eau file le long de berges (ré)aménagées en de nombreux îlots de culture et d’histoire : palais, cités, musées qui viennent s’inscrire dans un paysage urbain et fluvial en pleine mutation.

Le parcours nous emmène d’Ouest en Est, de la reconversion de l’Ile Séguin, en passant par les nouveaux sites du Triage à Nanterre, à la Colline de Chaillot, bientôt centre névralgique du paysage culturel parisien, sans oublier le fameux Musée du Quai Branly.

Tous dessinent un axe dans lequel s’inscrivaient déjà le Louvre, le Musée d’Orsay et le Musée du Jeu de Paume, auxquels sont récemment venus s’ajouter le musée de l’Orangerie, le Petit Palais et le Musée de l’Armée, après de grands chantiers de rénovation.

A l’Est, après les piliers fondateurs que sont les îles de la Cité et Saint Louis, on retrouve l’Institut du Monde Arabe, le Muséum d’Histoire Naturelle et la BNF Mitterrand, puis, au bout du voyage, le récent Musée d’art contemporain de Vitry.

Première étape : autour du berceau historique de Paris

Au centre de Paris, la Seine entoure et préserve les deux îlots historiques de la capitale : l’Ile de la Cité et l’Ile Saint Louis.
Aux édifices immuables de l’Ile de la Cité – Notre-Dame, la Sainte Chapelle, le Palais de Justice – répondent, à l’Ouest, le Musée du Louvre revisité par Pei et sa pyramide, en perpétuels travaux.




Dans le Jardin des Tuileries, désormais sous la charge de l’administration du Louvre, deux édifices changent de visages : la Galerie Nationale du Jeu de Paume, réouverte en 2004, consacre désormais ses cimaises et ses baies vitrées à l’exposition de la photographie, et le musée de l’Orangerie, dont les travaux de réhabilitation se sont organisés autour de l’enceinte de Charles IX, découverte en 2003 – un patrimoine retrouvé et mis en valeur par le mariage de l’ancien et du contemporain, de la pierre et du verre.

Non loin de là, à l’endroit où le Pont Alexandre III enjambe majestueusement la Seine, le musée du Petit Palais ouvre ses portes depuis 2006, une réhabilitation toute en lumière et en légèreté, à l’image de son illustre voisin, le Grand Palais, dont la coiffure de verre et de métal, fait écho aux flots de la Seine, à ses ponts métalliques et à ses navires.

En face des Tuileries, le musée d’Orsay poursuit sa rénovation : réaménagement récent de ses accès, nouvelle verrière.

A quelques flots de là, le musée de l’Armée, aux Invalides, continue sa campagne de restauration (projet de modernisation ATHENA, qui prévoit le réaménagement de tous les espaces muséographiques, budget global : 60 millions d’euros sur dix ans).

A l’image de la Seine, dont les eaux s’éclaircissent d’année en année, grâce à une meilleure gestion du trafic fluvial et une limitation de la pollution, les édifices qui la surplombent jouent la carte de la transparence - omniprésence du verre et jeux de lumière qui se répondent : les vitraux de la Sainte Chapelle, les verrières du Grand Palais et d’Orsay, les pans de la pyramide et les baies vitrées du Jeu de Paume, la lumière qui se réfléchit et anime en permanence la surface du fleuve.


La Colline de Chaillot : le renouveau des musées parisiens

Le Palais de Chaillot, et ses deux ailes en courbe qui descendent vers la Seine, ont toujours servi de structure à plusieurs musées. Construit en 1937 par les architectes Azéma, Boileau et Carlu, pour l’Exposition Universelle, ils s’y dessinent aujourd’hui de nouveaux projets d’aménagements de ses espaces.

A la fin 2005, ouvrait la Cité de l’Architecture et du Patrimoine installée dans l’Aile Paris, sur une surface de plus de 20 000 m2, qui englobe ainsi une partie du Palais du Trocadéro construit par Davioud. Cette cité rassemble les collections du Musée des Monuments Français, un centre de diffusion de l’architecture contemporaine et un centre de recherche sur l’architecture et le patrimoine, réunissant ainsi l’histoire et l’actualité, l’ancien et le moderne.

C’est également sur cette dialectique que repose le projet du musée du Quai Branly, qui se trouve juste de l’autre côté de la Seine : un bâtiment contemporain imaginé par l’architecte Jean Nouvel, écrin pour une précieuse collection d’art d’Afrique, d’Asie, des Amériques et d’Océanie, que le public peut découvrir depuis 2006.
Ce musée en devenir s’ancre entre les berges de la Seine et les arbres d’un parc paysager, mi-aquatique et mi-végétal. Il prend la forme d’une passerelle, faite de bois et de verre, une initiation au voyage, renouvelée par son lien au fleuve, une invitation au dialogue entre continents, entre ancien et nouveau, entre ciel et terre (hommes occidentaux et divinités africaines ou polynésiennes).
La situation géographique de ce musée, face à la Colline de Chaillot et à l’ombre de la Tour Eiffel, ouvre une perspective nouvelle sur ce quartier qui se définit maintenant comme un nouvel îlot de culture à Paris.

Un triangle culturel se forme, de part et d’autre de la Seine, ayant pour point d’orgue le Palais de Chaillot, le Palais de Tokyo (pour les amateurs d’art très contemporain) et ce « Palais des arts premiers », et dans lequel s’inscrivent la Cité de l’Architecture, le Musée Guimet, le Musée de l’Homme et le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris qui ont également fait peau neuve.

Ce triangle marque l’espace urbain, créé de nouveaux repères et matérialise le dialogue entre le passé et le présent, l’ici et l’ailleurs. Encore une fois, le fleuve joue son rôle de relais, de voix de communication.
Aux terrasses de verdure et de pierre du Trocadéro et du Palais de Tokyo répondent les grandes parois de verre sérigraphié et les arbres du Musée du Quai Branly, appel au voyage et à la contemplation.

A Paris, se profile donc un paysage urbain poétique dont les musées se définissent comme les chemins de promenade.

Justine Weber

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