Mariko - Eric Munsch

Exposition du 2 septembre au 7 octobre 2010 - Galerie Frank Picon.

La terre, chair du monde et matière du rêve démiurge.

"Créer, c’est d’abord modeler la terre brute pour lui donner une forme, vecteur de sens. La terre est pour moi la matière primordiale, chair du monde et réceptacle de toute vie. Mais elle est aussi argile dépourvue d’esprit, et en cela, la matière première des dieux.

La dimension spirituelle, la part de mystère de l’être humain lui sont données par une intelligence supraterrestre, une divinité. L’idée divine est rendue par la forme. C’est le mythe universel de la création, la création primordiale. Celle de l’homme. Modeler est un acte démiurge. Ma création est la machine de mon imaginaire, de mes entrailles, de mes souvenirs. L’artiste que je suis ne peut exister et se réaliser que par ce travail, ce rituel au cours duquel je vais peu à peu modeler, ciseler, souder, dresser des personnages. Faire naître, puis soumettre la force sculpturale à mes rêves."


Mariko


MARIKO

Sa rencontre avec la terre commence dès l’enfance, à Madagascar, où elle est fascinée par le travail des Malgaches, par leurs mains faisant jaillir de la terre des personnages de légende. Jusqu’à l’adolescence, sa vie sera un carnet de voyage, fait d’arrivées et de départs : l’île Maurice, l’île de la Réunion, le Kenya, la Côte d’Ivoire…

C’est au Kenya qu'elle apprend les rudiments du façonnage de la terre, auprès des Masaïs qui modèlent des êtres fantasmagoriques. Dès 14 ans, sa décision est prise : elle sera une artiste. En Côte d’Ivoire, la directrice des Beaux Arts d’Abidjan la prend sous son aile et, puisqu'elle est encore trop jeune pour intégrer l’école, lui donne des cours particuliers.

Plus tard, plus loin, la voilà élève de l’école des Beaux Arts de Montpellier où, rebaptisée par un ami japonais, Kenji, elle devient Mariko, sculpteur.

Cette année-là, elle découvre la tauromachie, danse passionnée entre l’homme et le taureau qui ne font plus qu’un dans ce combat. L’habit de lumière, qui ne peut être que féminin, la fera travailler sans relâche l’homme-animal, le minotaure, et sa compagne, la toute puissante sévillane.

Elle travaille le bronze, la pierre ; mais elle a une prédilection particulière pour le grès, matière non gélive qui nécessite une cuisson à 1340°C, et des matériaux de récupération tels que pièces de moteur divers, qu'elle assemble en les soudant à l’arc et qu'elle inclut par la suite à ses sculptures.

Eric MUNSCH

De la couleur au geste, du ciel à la terre.

Des couleurs chatoyantes se juxtaposent, se confrontent, se mélangent, à des noirs, des bruns, des blancs qui viennent ponctuer en finesse et luminosité, les toiles de l’artiste.

Eric Munsch nous embarque dans son univers aux tonalités chaudes et froides, par sa palette très variée mais aussi par son geste pictural.

De ses larges pinceaux ou morceaux de plastique rigide, il racle, d’un seul mouvement sa toile vierge, la brosse, la griffe, la recouvre. Il dévoile une imagerie entre conscience et inconscience, rêve et réalité.

Sa peinture vibre, se charge de sa force physique, de cette énergie qu’il propulse jusqu’au bout de son outil de travail pour se matérialiser sur la toile.

Il nous laisse à voir un monde entre horizontalité et verticalité, « du ciel à la terre » nous dit-il.

Pourtant vous ni verrez ni le ciel, ni la terre mais plutôt un hémisphère nord ou sud, gauche ou droit, selon …

Il nous raconte des histoires, mais ne nous impose aucune image, artiste du geste et du mouvement, il met en lumière et en couleur, ce qui le traverse, en laissant à notre regard une grande liberté d’interprétation.

Julie PERIN - Alternatif-art.com


Galerie Frank Picon
13, rue de Thorigny
75003 Paris
Tel : 06 50 24 68 34
www.galeriefrankpicon.fr


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