Fourrure d'Adélaïde de Clermont-Tonnerre

Prix 2010 du premier roman de femme

Le Prix du premier roman de femme a été fondé en 2006, autour de l’association singulière entre l’hôtel Montalembert, inscrit dans la géographie littéraire de Paris, et l’unité de recherche en littérature du CNRS Écritures de la modernité. Après avoir participé à la création du concours George Sand des nouvelles de femmes, destiné à favoriser l’entrée en littérature des femmes, Dominique Simon (Écritures de la modernité) et la journaliste/écrivain Anne Eveillard ont souhaité prolonger cette action, et soutenir la jeune création littéraire féminine. C’est de leur rencontre avec Myriam Kournaf, Directeur Général de l’hôtel Montalembert, que naîtra le Prix du premier roman de femme.

Le jury 2010
Le jury se compose de personnalités aux profils très divers, mais toutes passionnées de lecture.

Franz-Olivier Giesbert : Président
Rédacteur en chef du Point, Franz-Olivier Giesbert est non seulement un journaliste engagé mais aussi un auteur récompensé à plusieurs reprises avec La Souille (Prix Interallié) et L'Affreux (Grand Prix du Roman de l'Académie Française). Il vient de publier son dernier roman, Un très Grand Amour, aux éditions Gallimard et son roman L'Immortel vient d'être adapté au cinéma par Richard Berry.

Adrien Goetz, écrivain (Intrigue à l'anglaise, Intrigue à Versailles et Le coiffeur de Chateaubriand).

Christine Orban, romancière (La vie m'a dit, N'oublie pas d'être heureuse (2009),...).

Alain Terzian, producteur de cinéma (Alter Film).

Harold Cobert, écrivain (Un hiver avec Baudelaire (2009)).

Dominique Simon, chargée de recherche au CNRS.

Fourrure d'Adélaïde de Clermont-Tonnerre, éditions Stock.

C’est en passant devant un kiosque à journaux du boulevard Pierre-Seymard, à Nice, qu’Ondine apprend le suicide de sa mère, la grande écrivaine Zita Chalitzine. On l’a retrouvée dans une voiture enveloppée dans un magnifique manteau de fourrure blanc. Zita, qui avait passé sa vie à faire scandale, ne se départ pas de sa réputation. Et juste avant de disparaître, elle faisait encore parler d’elle : elle n’aurait été qu’un prête-nom aux livres qui ont fait son succès. Ondine ne veut rien savoir de sa génitrice qui n’a été qu’une pâle imitation de ce que devrait être une mère et qui n’a jamais voulu lui dire qui était son père.
Et pourtant, en rangeant les affaires de Zita, après l’enterrement, Ondine découvre le dernier livre de sa mère, non publié, son autobiographie.

Le lecteur entre alors de plein fouet dans la vie extraordinaire de Zita, petite fille pauvre, élevée dans la loge de son énorme mère, Madame Lourdes.
Devenue la protégée de la famille propriétaire de l’immeuble dans lequel elle vit, elle découvre la haute société, la vie facile de ceux qui ont les moyens, la culture, la finesse. Après son bac, elle gagne son indépendance en devenant une des filles de Madame Claude et par la même occasion la maîtresse du grand auteur Romain Kiev. Coqueluche du tout-Paris des années 1970, elle illustre ce temps où tout était possible.
Les fêtes, les drogues, Yves Saint-Laurent, les belles voitures, on suit Zita dans un tourbillon d’avant crise. Mais aussi dans sa chute, dans sa déchéance. Lorsque l’on est monté si haut, on ne peut que redescendre très bas.

Crédit photo Thierry Samuel

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