Jean Michel Folon

œuvres sur papier

Exposition à la galerie Guillaume, jusqu'au 19 mars 2011

Une invitation à rêver

Tout le monde a en effet gardé en mémoire le générique de fin d’Antenne 2 créé par Folon en 1975. Chapeautés, vêtus d’un manteau bleu, des bonshommes aux semelles de vent évoluaient tels des oiseaux parmi les étoiles, vers le soleil couchant. Resté célèbre, ce générique invitant les téléspectateurs à rejoindre le monde des rêves convoquait les thèmes et les motifs chers à l’artiste : l’homme et sa place dans la nature, la liberté, le voyage. « Qu’avons-nous fait d’autre que donner vie à nos rêves d’enfant ?» s’interrogeait-il à propos de la démarche des artistes.

« Peu de gens se souviennent qu’il fut l’un des premiers à exprimer dans ses oeuvres la grande solitude de l’homme dans la ville. Des hommes seuls, souvent petits mais incroyablement présents, acteurs et spectateurs en même temps, qui ne semblent jamais prisonniers des murs des villes, palissades géantes qu’ils ont eux-mêmes dressées. Car il y a toujours chez Folon une aspiration à la liberté et des raisons d’espérer. »,
commente Guillaume Sébastien.



Jean-Michel Folon (1934-2005) fait partie de ces artistes dont le talent s’est exprimé de multiples façons : depuis l’aquarelle jusqu’à la sculpture, en passant par l’illustration ou encore la tapisserie.

Après l’exposition « Folon insolite » en septembre 2009 qui montrait un pan inédit de l’oeuvre de l’artiste belge, la Galerie Guillaume revient sur ce qui est à l’origine de sa renommée: le travail sur papier. Du 8 février au 19 mars 2011, Guillaume Sébastien présente ainsi une sélection d’aquarelles et de gravures.




Un artiste hors catégorie

Abandonnant ses études d’architecture à Bruxelles, Jean-Michel Folon se rend à Paris au milieu des années 1950 pour se consacrer au dessin. C’est finalement de l’autre côté de l’Atlantique, à New York, que différents magazines comme Horizon ou The New-Yorker publient, sans même le connaître, ses dessins dans leurs colonnes. Sa carrière est lancée.

A l’écart de toute mode artistique, Folon apparaît comme un « artiste d’un genre nouveau, inidentifiable selon les arcanes de la critique d’art, se moquant des catégories esthétiques… il poursuit son chemin singulier » affirmait François Mathey lors de l’exposition qu’il lui consacre au Musée des Arts Décoratifs, en 1971.

Galerie Guillaume
32 rue de Penthièvre
75008 Paris
Tel : 01 44 71 07 72

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