Jarmo Mäkilä

Jarmo MÄKILÄ est né à Rauma (Finlande) en 1952, il vit et travaille à Helsinki.

La carrière de peintre de Jarmo Mäkilä a débutée dans le climat politique turbulent des années 1970. Il a étudié à l’Université des Beaux-Arts d’Helsinki de 1970 à 1971 puis à l’Académie des Beaux-Arts jusqu’en 1973. De 1988 à 1994, il a enseigné dans la même Académie.

Le peintre a commencé par s’intéresser à des sujets concernant les classes laborieuses pour porter son attention, dans les années 1980, sur les univers superficiels de la consommation de masse et des cultures populaires. Tout en combinant une imagerie issue des medias de masse à des motifs mythologiques, les toiles de Mäkilä ont fait de l’artiste l’un des tout premiers peintres post-modernes de Finlande. Mais ce n’est qu’à partir des années 2000 que l’artiste retourne son propre regard sur lui-même et aborde des sujets plus intimes et universels tout à la fois.

C’est en 2002 que Jarmo Mäkilä reçoit le prestigieux prix Pro Finlandia.

Exposition du 15 mars au 16 avril 2011 - Galerie Favardin & De Verneuil.

Avec l’exposition Jarmo Mâkilä, première rétrospective de l’artiste finlandais à Paris, la Galerie Favardin & de Verneuil renoue avec la grande tradition de la peinture figurative des pays nordiques et germaniques et poursuit ainsi sa démarche de promotion d’un art réactivant le pathos avec un nouvel humanisme en ligne de mire.

Jarmo Mâkilä s’inscrit pleinement dans cette résurgence de la peinture figurative depuis les années 80, qu’elle soit à tendance réaliste ou hyperréaliste, dans la lignée de la Nouvelle Ecole de Leipzig, ou néo-expressioniste, dans la lignée du Bad painting. Artiste emblématique du pays aux 1000 lacs, Jarmo Mäkilä illustre dans cette tendance l’"Arctic hysteria", expression désormais consacrée par l’exposition éponyme du Musée d’Art Moderne de New York en juin 2008.

Si l’oeuvre de l’artiste est profondément autobiographique, sa portée n’en est pas moins universelle dans sa réflexion sur le bien et le mal, son traitement de l’enfance et de la mémoire, celle de chacun d’entre nous dans sa dimension fantasmée.

La solitude y est oppressante, où l’homme est convoqué dans une vision prométhéenne sous les traits d’un nouvel Adam nostalgique du Paradis perdu. A l’instar des contes de Grimm, la forêt y est quasiment omniprésente, mais elle est ici Forêt primordiale, dans une sorte de romantisme empreint de Naturphilosophie, théâtre de rituels païens, sacrifices et exorcismes mettant en scène des enfants en transes.

Dans cette représentation d’un homme soumis au désarroi ou acteur de l’exorcisme de sa propre terreur face au cosmos et au monde qui l’entoure, l’artiste, avec des accents parfois prophétiques, interroge la présence de l’humain dans la société contemporaine et le prix de l’humanisme, du pathos et du musée imaginaire dans une ère où le virtuel et l’artifice prédominent.





Galerie Favardin & De Verneuil
29, rue Duret
75116 Paris
Tel : 01 73 71 80 87





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